Publié le 17 juin 2026 — Sources : Coopleo 2024 (n=1 056), Gottman & Silver 1999, Funk & Rogge 2007 (JFP)
Source : étude Coopleo, 2024, coopleo.care/etude-coopleo/
Le problème n'est pas toujours l'absence de volonté de parler. C'est que les deux partenaires n'ont pas de référence commune depuis laquelle commencer. Chacun arrive avec sa perception — et la conversation tourne vite sur la défensive, chacun défendant sa version plutôt qu'explorant une réalité partagée.
L'étude Coopleo 2024 identifie "dialogue rompu / non-dits / malentendus" comme l'une des catégories de difficultés les plus fréquentes parmi les couples FR qui cherchent de l'aide. Ce n'est pas un problème de communication au sens vague — c'est l'absence d'un terrain commun depuis lequel parler.
Source : étude Coopleo, 2024.
Un questionnaire validé passé séparément par chaque partenaire crée ce terrain commun de façon mécanique : les deux personnes regardent ensemble les mêmes données, pas leurs perceptions réciproques. Ce changement de perspective modifie souvent la façon dont la conversation s'engage.
Concrètement : au lieu de "tu ne m'écoutes jamais" (accusation) ou "mais si, je t'écoute" (défensivité), la conversation peut partir de "regarde nos deux scores sur la dimension connexion — où est-ce qu'on se situe chacun ?" C'est un début différent.
Ce n'est pas une thérapie. C'est un point de départ pour une conversation que deux adultes peuvent avoir ensemble.
Une conversation courte (20-30 minutes), au même moment chaque semaine, avec le même format : chaque partenaire dit une chose qui s'est bien passée cette semaine dans la relation, une chose qui a été difficile, et un besoin pour la semaine suivante. Pas d'interruption pendant que l'autre parle. Ce format est simple et reproductible — la régularité compte plus que l'intensité.
Passer l'ECR-R et le CSI-16 séparément, puis regarder ensemble les résultats, crée un sujet de conversation neutre. Les chiffres appartiennent aux deux partenaires — personne ne "gagne" ou ne "perd". Ce qu'on observe ensemble peut ouvrir des questions qu'on n'aurait pas posées autrement.
Gottman propose dans ses travaux des questions spécifiques pour sonder la qualité d'une relation : "Qu'est-ce qui te rend heureux dans notre relation en ce moment ?" ; "Y a-t-il quelque chose que j'aurais pu faire différemment cette semaine ?" ; "Qu'est-ce que tu aurais envie qu'on fasse plus souvent ensemble ?" Ces questions orientent vers le positif et vers le concret — ce qui réduit le risque de conflit immédiat.
La recherche suggère qu'attendre une crise aiguë pour consulter réduit l'efficacité de la thérapie de couple. Un accompagnement préventif — avant que la situation soit critique — est plus efficace. Ce que propose Clairadeux est situé en amont : c'est un premier pas, pas un substitut.